ES:GCP/INT/632/COA

Rapport terminal

PROGRAMME DE COOPÉRATION FAO/GOUVERNEMENTS

ASSISTANCE PRÉPARATOIRE À L'ENQUÊTE SUR LES CACAOYÈRES

CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS DU PROJET

PROJET INTERRÉGIONAL

ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L'ALIMENTATION ET L'AGRICULTURE

Rome, 1998

 

Table of Contents

LISTE DES ABREVIATIONS

1. INTRODUCTION

2. RESULTATS ET CONCLUSIONS

3. RECOMMANDATIONS

Annexe 1

Annexe 2

Annexe 3


LISTE DES ABREVIATIONS

CAN - Association du cacao au Nigéria

CEPLAC - Comissäo Executiva do Plano da Lavoura Cacaueria (Brésil)

COCOBOD - Comité du cacao du Ghana

CRIN - Institut de la recherche du cacao (Nigéria)

CSSVD - Maladie du virus "Swollen Shoot Cacao"

FMA - Ministère fédéral de l'agriculture (Nigéria)

FMC&T - Ministère fédéral du commerce et du tourisme (Nigéria)

FOS - Bureau fédéral des statistiques (Nigéria)

LOA - Lettre d'accord

OIC - Organisation internationale du cacao

1. INTRODUCTION

1.1 HISTORIQUE DU PROJET

L'idée de ce projet est issue des discussions tenues entre le Conseil international du cacao et ses organes sur la mise en oeuvre, en 1993, des dispositions économiques de l'Accord international sur le cacao concernant la production de ce produit. Selon ces dispositions, les pays membres exportateurs doivent mettre en oeuvre des programmes de gestion de la production qui auront une influence ou un contrôle sur les tendances futures attendues des niveaux de production nationale.

Il a été reconnu que, pour que de tels programmes de gestion de la production soient effectifs, les pays participants devront développer leur capacité de gestion de leurs ressources en cacao. Les éléments essentiels pour l'instauration d'un système permettant une telle gestion sont: la capacité de rassembler des données détaillées sur le secteur de façon que les différentes caractéristiques et les développements courants de ce dernier soient disponibles et mis à jour, et celle d'analyser et d'interpréter ces informations pour déterminer les actions à entreprendre. La capacité d'évaluer les tendances futures attendues de la production nationale de cacao, à moyen et à long terme, et les effets quantitatifs de toute mesure prise concernant cette production nationale, est d'une extrême importance.

Dans la plupart des pays producteurs de cacao, les informations disponibles concernant leur production sont rares et très peu d'entre elles permettent de quantifier les développements récents. L'absence de telles informations montre le peu d'intérêt que portent ces pays au développement de la capacité d'analyse quantitative appliquée à l'utilisation de ces données. C'est ainsi qu'il a été décidé de formuler un projet pour traiter ces problèmes.

En consultation avec l'Organisation internationale du cacao (OIC), un certain nombre de ses pays membres exportateurs ont formulé des projets nationaux selon les lignes établies, et ces propositions ont été recueillies par l'OIC pour être revues par le Conseil international du cacao. Après que le Conseil, lors de sa 52e session ordinaire tenue en septembre 1995, ait dûment étudié ces propositions, il a été décidé qu'un projet de phase préparatoire serait demandé pour entreprendre diverses activités préparatoires essentielles avant de mettre en oeuvre le travail principal et pour rationaliser et assembler les sous-projets individuels en une proposition de projet global à soumettre à des donateurs potentiels. L'OIC a demandé à la FAO de prendre part à cet exercice et, en conséquence, une proposition a été formulée pour une phase préparatoire.

1.2 DISPOSITIONS OFFICIELLES

L'OIC a obtenu le financement du projet GCP/INT/632/COA, Assistance préparatoire à l'enquête sur les cacaoyères, auprès du Gouvernement des Pays-Bas. Cinq pays - Brésil, Cameroun, Côte d'Ivoire, Ghana et Nigéria - ont signé l'accord de projet à la fin du mois de janvier 1996 et le projet a été mis en oeuvre conjointement par l'OIC et la FAO avec cette dernière comme agence d'exécution. Au mois de septembre 1997, le Gouvernement brésilien a fait savoir qu'il n'avait plus l'intention de participer au projet et aux activités de suivi, du fait d'autres priorités dans le secteur de la production de cacao.

Le projet, d'une durée initiale de neuf mois a eu un budget total de 172 584 dollars EU, dont 18 000 dollars EU mis en oeuvre directement par l'OIC pour couvrir les frais de voyages. En juillet 1996, le budget total a été révisé à la hausse et porté à 232 440 dollars EU (dont 20 000 dollars EU directement mis en oeuvre par l'OIC pour couvrir les frais de voyages) afin de fournir des fonds à des activités préparatoires additionnelles. Le projet a été prolongé jusqu'à la fin de l'année 1997 pour leur permettre d'achever ces activités.

Une institution de contrepartie a été désignée dans chaque pays participant pour agir en temps qu'agence gouvernementale d'exécution. Un directeur national de projet a également été désigné pour coordonner les activités du projet au niveau national. Dans la plupart des cas, les agences gouvernementales d'exécution dans les pays participants étaient les Ministères de l'agriculture ou les Bureaux pour la commercialisation du cacao.

Les conseils techniques de la Division des statistiques de la FAO, totalisant trois mois de travail du personnel, répartis sur la durée totale du projet, ont constitué l'un des apports de l'assistance. Une Lettre d'accord (LOA) a été signée dans chacun des pays participants pour financer les activités préparatoires essentielles au niveau national. Un consultant international en statistiques agricoles a été recruté et a réalisé trois missions d'une durée totale de trois mois, ainsi qu'un consultant national au Ghana et un au Nigéria. Les apports du projet ont également consisté en la fourniture d'équipement et de soutien technique. Lors de la prolongation du projet, des consultants nationaux ont été recrutés au Cameroun, en Côte d'Ivoire et au Nigéria (2) pour entreprendre une étude approfondie des données existantes sur les cacaoyères.

1.3 OBJECTIFS DU PROJET

L'objectif de développement du projet était d'assurer, à moyen et à long terme, un équilibre durable entre la production et la consommation de cacao, basé sur le Plan de gestion de la production.

Les objectifs immédiats du projet étaient les suivants:

- formuler une proposition détaillée (comprenant des éléments généraux et nationaux) pour une enquête sur les cacaoyères dans les principaux pays producteurs comme base de collecte de données à jour sur la capacité mondiale, actuelle et potentielle, de production de cacao;

- entreprendre les activités essentielles de préparation dans les pays participants;

- lors de la prolongation du projet, rassembler et évaluer les données existantes sur la capacité de production de cacao dans chaque pays participant, cela, pour le travail de l'OIC relatif au Plan de gestion de la production, et établir un cadre pour la continuation d'un tel travail, qui serait également bénéfique à la préparation des études et à leur suivi.

2. RESULTATS ET CONCLUSIONS

2.1 DEVELOPPEMENT DES PROPOSITIONS PRINCIPALES DU PROJET

Afin de développer les propositions principales du projet, des missions conjointes FAO/OIC ont été organisées de février à mai 1996 dans les pays participants pour passer en revue la proposition précédente préparée en 1995 par l'OIC et les Gouvernements.

A la suite de ces visites, un cadre de formulation de projet a été développé pour le projet principal, décrivant la stratégie proposée et comprenant les grandes lignes des propositions pour une enquête sur les cacaoyères et l'établissement d'un système d'information sur le cacao dans chacun des cinq pays participants, ainsi qu'une composante relative à un programme interrégional de support et de coordination. Cette formulation a été achevée en juillet 1996 et évaluée lors de la réunion tenue en septembre 1996 par le Comité de production de l'OIC.

Suite à l'accord du Comité sur la stratégie et les grandes lignes du projet principal, des propositions détaillées ont été formulées pour chacune des sous-composantes nationales et interrégionales. Ces brouillons de documents de travail (objectifs, résultats, activités, plans de travail, apports, budgets et emplois du temps) ont été envoyés aux pays respectifs en octobre 1996 pour être évalués et commentés par les autorités nationales. Les budgets proposés présentaient des composantes d'apport de fonds de contrepartie par les Gouvernements, de co-financement (ressources gouvernementales extra-budgétaires) et de financement extérieur.

Afin de faciliter les discussions à propos de ces documents et pour passer en revue les activités du projet, une mission de la FAO a été envoyée en novembre 1996 dans les quatre pays de l'Afrique de l'Ouest. Lors de ces visites, d'importantes discussions ont été tenues, en particulier en ce qui concerne les sous-composantes du Système d'information du cacao (ces sous-composantes n'avaient pas été discutées lors des précédentes visites en raison du manque de temps).

Après avoir passé en revue la proposition principale du projet lors de la réunion du Comité de production de l'OIC, en décembre 1996, et compte tenu des difficultés rencontrées pour obtenir un financement extérieur, l'OIC prit la décision de développer les grandes lignes d'un scénario alternatif pour le projet principal basé sur un budget réduit. Cette deuxième proposition, mise en forme finale en juin 1997, a été présentée aux donateurs. Suite à la décision du Brésil de se retirer du projet, les grandes lignes de la proposition relative à la phase principale du projet ont été révisées en décembre 1997 pour refléter le passage du nombre des pays participants de cinq à quatre et pour réduire le budget en conséquence.

2.2 ACTIVITES PREPARATOIRES AU NIVEAU NATIONAL

Fondée sur l'évaluation des besoins de chaque pays faite lors des missions conjointes OIC/FAO, une stratégie de mise en oeuvre des activités préparatoires dans chaque pays a été élaborée lors d'une réunion technique tenue en mai 1996 entre l'OIC et la FAO. Au lieu d'utiliser des consultants nationaux, comme cela avait été proposé à l'origine, il a été décidé d'appuyer les activités préparatoires dans chaque pays par des Lettres d'accord. Il a également été décidé de mettre d'autres ressources à la disposition du projet pour rassembler et évaluer les données existantes sur la capacité de production de cacao dans chaque pays participant, au bénéfice du travail de l'OIC relatif au Plan de gestion de la production, et pour établir un cadre pour la continuation d'un tel travail, qui serait également bénéfique à la préparation des études et à leur suivi.

Afin de fournir l'appui technique nécessaire à ces activités dans les quatre pays de l'Afrique de l'Ouest, un consultant international en statistiques agricoles a été recruté pour entreprendre une série de missions d'appui technique. Sa première mission a été réalisée du 25 juillet au 22 août 1996. Entre autres activités, il devait faire signer les Lettres d'accord et apporter son assistance dans le recrutement des consultants nationaux. La mission a également fourni une assistance technique à la mise en oeuvre des activités préparatoires, en particulier à la préparation des bases de sondage.

Une seconde série de visites a été entreprise du 22 septembre au 20 octobre 1996 pour revoir les activités et fournir une assistance technique, selon la demande. Une tâche spécifique du consultant a été de participer, quand cela était nécessaire, à l'évaluation des candidats au poste de consultant national pour la phase d'extension du projet, et d'apporter son assistance à la définition des directives pour les activités à mettre en oeuvre par le consultant national lors de cette phase.

Une troisième et une quatrième séries de visites ont été entreprises entre le 22 janvier et le 25 février 1997 pour analyser les progrès du projet et apporter l'appui technique aux activités entreprises dans chaque pays. Ces visites ont également permis d'assurer le suivi des propositions du projet principal.

Les activités entreprises dans chaque pays ont été les suivantes:

2.2.1 Brésil

Durant les discussions tenues avec la Comissäo Executiva do Plano da Lavoura Cacaueria (CEPLAC) en avril 1996, les activités et le plan de travail pour une enquête sur les cacaoyères au Brésil ont été passés en revue et un budget a été préparé afin d'entreprendre le travail nécessaire pour l'obtention des informations requises par le Plan de gestion de la production.

Le besoin d'un fichier informatisé de toutes les fermes de production de cacao dans le pays a été identifié comme faisant partie des activités préparatoires à la réalisation de l'enquête au Brésil. Le fichier contiendrait les informations suivantes: nom du propriétaire, nom de la ferme, lieu, type de cacao selon l'âge et la variété, pourcentage de cacao abandonné, pourcentage contaminé par les "balais des sorcières" et production totale. Une Lettre d'accord a été préparée en appui à cette activité, en particulier pour:

- mettre à jour les listes des fermiers producteurs de cacao;

- établir un registre informatique des fermiers produisant du cacao;

- coordonner les activités aux niveaux national et régional (Bahia, Pará et Rondônia);

- rédiger un rapport technique sur le modèle du registre.

De plus, afin de faciliter le travail, un budget a été établi pour l'achat d'un micro-ordinateur pour le bureau régional du CEPLAC à Pará.

Au cours du projet, d'autres activités prioritaires dans le secteur de la production de cacao sont apparues au Brésil et le Gouvernement a fait connaître son intention de ne plus participer au projet. De ce fait, aucune activité prévue dans la Lettre d'accord n'a eu lieu.

2.2.2 Cameroun

Suite aux conclusions de la mission conjointe FAO/OIC au Cameroun en mars 1996, l'une des contraintes majeures identifiées a été le manque d'une base de sondage fiable sur laquelle l'enquête sur les cacaoyères pouvait s'appuyer. De ce fait, il a été décidé de concentrer les activités préparatoires au Cameroun sur le développement d'une telle base de sondage et une Lettre d'accord a été préparée en conséquence. Les activités principales appuyées par la Lettre d'accord étaient les suivantes:

- préparation d'une base de sondage pour l'enquête sur les cacaoyères, fondée sur les cartes et les informations existantes;

- rassemblement des informations supplémentaires de terrain et mise à jour de la base de sondage;

- informatisation de la base de sondage;

- préparation d'un premier brouillon du questionnaire de l'enquête;

- rédaction d'un rapport technique détaillé sur la construction de la base de sondage.

En plus de la Lettre d'accord, des fonds ont été fournis pour l'achat d'un système de micro-ordinateur et de matériel cartographique.

Toutes les activités mentionnées ci-dessus ont été accomplies suivant la Lettre d'accord. Des listes mises à jour des villages dans les régions productrices de cacao ont été compilées et mises sur support informatique. Un rapport relatif aux activités entreprises dans le cadre de la Lettre d'accord a également été préparé.

2.2.3 Côte d'Ivoire

Comme au Cameroun, suite aux conclusions de la mission conjointe FAO/OIC de février 1996 en Côte d'Ivoire, l'une des contraintes majeures identifiées a été le manque d'une base de sondage fiable sur laquelle l'enquête sur les cacaoyères pouvait se baser. Il a donc été décidé de concentrer les activités préparatoires en Côte d'Ivoire sur le développement d'une telle base de sondage et une Lettre d'accord a été préparée en conséquence. Les activités principales appuyées par la Lettre d'accord étaient les suivantes:

- préparation d'une base de sondage pour l'enquête sur les cacaoyères, fondée sur les cartes et les informations existantes;

- rassemblement des informations supplémentaires de terrain et mise à jour de la base de sondage;

- informatisation de la base de sondage;

- évaluation des besoins de données nécessaires pour l'enquête et le système d'information sur le cacao;

- préparation d'un premier brouillon du questionnaire de l'enquête;

- rédaction d'un rapport technique détaillé relatif à la construction de la base de sondage.

En plus de la Lettre d'accord, des fonds ont été fournis pour l'achat d'un système de micro-ordinateur.

Toutes les activités mentionnées ci-dessus ont été accomplies suivant la Lettre d'accord. Des listes mises à jour des villages dans les régions productrices de cacao ont été compilées et mises sur support informatique et un rapport relatif aux activités entreprises dans le cadre de la Lettre d'accord a été préparé.

2.2.4 Ghana

La mission conjointe OIC/FAO au Ghana a eu lieu fin avril - début mai 1996. Des discussions tenues avec le Conseil ghanéen du cacao (COCOBOD) sur les données disponibles, il est apparu que, si certaines informations demandées pouvaient être obtenues à travers le programme de la lutte contre la maladie "Swollen Shoot" (CSSVD) mis en oeuvre par le Conseil du cacao, il serait de toute façon nécessaire de faire une enquête par sondage afin de couvrir tous les besoins de données de base nécessaires.

L'une des contraintes techniques majeures à la conduite d'une telle enquête était la qualité de la base de sondage. En conséquence, il a été décidé d'aider l'opération "Cocoa Farm Information Notebook" (registre des fermes de cacao) établi par la Division des services du cacao, COCOBOD, à obtenir un système fiable de liste qui pourrait être utilisé comme base pour l'enquête sur les cacaoyères. Cette aide était centrée sur l'apport d'un support technique pour planifier et mettre en oeuvre le programme de formation et le traitement des données pour le "Cocoa Farm Information Notebook". L'assistance était apportée à travers une Lettre d'accord relative aux activités suivantes:

- établissement d'un plan de travail pour la préparation et la conduite de l'opération Registre des fermes de cacao ("Cocoa Farm Information Notebook");

- préparation des documents techniques pour la collecte des données;

- conduite d'un programme de formation pour les superviseurs et le personnel de terrain;

- informatisation des systèmes, traitement des données et préparation d'une base de données;

- rédaction des rapports.

En plus de la Lettre d'accord, un appui technique a été fourni par le statisticien régional de la FAO à Accra et une mission de consultation nationale de deux mois en traitement d'informations a été réalisée. Deux systèmes de micro-ordinateur ont été fournis par le projet pour l'informatisation du registre des fermiers producteurs de cacao.

Bien que les activités aient progressé de façon satisfaisante, le volume important d'informations à rassembler et à traiter a fait que le travail a pris plus de temps que prévu. Etant donné la priorité donnée à l'établissement d'un registre informatisé, les ressources disponibles durant la phase d'extension du projet pour rassembler et évaluer les sources existantes d'informations relatives à la capacité de production de cacao ont plutôt été utilisées pour que le travail relatif au registre puisse être achevé. Au moment où le projet d'assistance préparatoire touchait à sa fin, toutes les informations avaient été saisies et éditées et les résultats préliminaires avaient été produits. Les rapports relatifs à la Lettre d'accord et à la mission de consultation nationale avaient été préparés.

2.2.5 Nigéria

La mission conjointe OIC/FAO au Nigéria a eu lieu en avril 1996. Lors des discussions au niveau du Ministère fédéral du commerce et du tourisme (FMC&T), les activités et le plan de travail pour l'enquête sur les cacaoyères ont été passés en revue et un budget a été préparé. Un Comité technique pour les statistiques du cacao a été créé pour intégrer les idées et les expériences de tous les secteurs de l'industrie du cacao au Nigéria. Ce Comité comprenait des représentants du Ministère fédéral de l'agriculture (FMA), des Ministères de l'agriculture des Etats, du Bureau fédéral des statistiques (FOS), de l'Institut de la recherche sur le cacao (CRIN), de l'Association du cacao du Nigéria (CAN) et du Ministère fédéral du commerce et du tourisme (FMC&T).

Comme partie intégrante des activités préparatoires pour la conduite de l'enquête sur les cacaoyères au Nigéria, le tirage de l'échantillon et des méthodologies de rassemblement des données pour l'enquête et leur test lors d'une étude pilote ont été considérés importants. L'étude pilote n'a pas été envisagée pour rassembler des informations qui pourraient être utilisées comme des statistiques indicatives sur le cacao, mais elle a plutôt été prévue pour tester le questionnaire, le programme de formation et les manuels de formation, les procédures de rassemblement des données et les techniques de traitement des informations.

Le Comité technique a recommandé la période septembre/octobre comme étant la période optimale de l'année pour l'étude. Il a été recommandé que le FOS pourrait étendre son programme en cours de rassemblement des données agricoles pour couvrir davantage le secteur du cacao. En augmentant la taille de l'échantillon dans les régions où le cacao est concentré, on espérait que la qualité de l'information sur le cacao serait fiable et qu'une enquête sur les cacaoyères pourrait être intégrée à l'enquête agricole annuelle.

Une Lettre d'accord a été préparée pour fournir un appui aux activités suivantes:

- préparation d'un plan de travail pour l'enquête pilote;

- identification et documentation de la base de sondage à utiliser pour une enquête sur les cacaoyères;

- développement d'un plan de tabulation et du brouillon de questionnaire correspondant à tester lors de l'enquête pilote;

- préparation de manuels de formation pour le personnel d'enquête;

- développement d'une méthodologie pour la sélection de l'échantillon, le rassemblement des informations et le traitement, qui pourrait être utilisée lors de l'enquête sur les cacaoyères;

- conduite d'un programme de formation pour des membres du Comité technique et le personnel de l'enquête pilote;

- conduite de l'enquête pilote;

- traitement et analyse des informations obtenues lors de l'enquête pilote;

- évaluation des activités, de la documentation et du questionnaire utilisés par l'enquête pilote;

- rédaction des rapports.

En plus de la Lettre d'accord, le projet a fourni les services d'un consultant national en statistiques agricoles pendant deux mois pour le support technique nécessaire.

Sous la direction du FMC&T, le travail a été fait par le FOS avec l'appui technique du consultant national. Toutes les activités ont été menées à leur fin selon la Lettre d'accord et l'enquête pilote a constitué un exercice utile pour la préparation de l'enquête principale.

Les rapports relatifs aux activités entreprises dans le cadre de la Lettre d'accord et de la mission de consultation nationale ont été préparés.

2.3 ETUDE DES SOURCES D'INFORMATIONS EXISTANTES

Durant la mise en oeuvre du projet d'assistance préparatoire, il est devenu évident que, bien que l'OIC ait accès à quelques informations au niveau des pays relatives aux cacaoyères, ces informations n'étaient pas complètes. Il a donc été considéré important qu'une enquête approfondie soit entreprise dans chaque pays participant pour rassembler et évaluer les sources d'informations existantes relatives à la capacité de production du cacao. Afin d'entreprendre ce travail, une provision a été faite pour une extension du projet pour permettre une consultation nationale d'une durée d'un mois dans chacun des pays participants, ainsi qu'un appui et un soutien techniques.

Trois pays ont réalisé cette activité supplémentaire: il s'agit du Cameroun, de la Côte d'Ivoire et du Nigéria, et des rapports ont été préparés. Au Ghana, les ressources disponibles lors de la phase d'extension du projet ont été utilisées pour s'assurer que le travail sur le registre soit achevé, car cela était considéré comme étant la première priorité du projet d'assistance préparatoire. Au Brésil, compte tenu du changement des priorités du Gouvernement, aucune activité n'a été réalisée lors de l'extension du projet.

2.4 CONCLUSIONS

Le projet a joué un rôle important en développant une stratégie de rassemblement des données de base sur les cacaoyères dans les principaux pays producteurs de cacao et en définissant le besoin d'un service de gestion des ressources du cacao pour assurer le suivi de l'évolution des cacaoyères et pour développer et utiliser des techniques quantitatives pour l'analyse des ressources nationales de production du cacao.

Bien qu'un travail considérable ait été fait pour la présentation d'une proposition pour la phase principale du projet, il n'a pas été possible, durant le projet, d'assurer les engagements de financement nécessaires pour présenter une proposition d'un projet global, en dépit du fait que trois propositions séparées aient été formulées. Un travail considérable a également été entrepris pour faire une proposition d'un projet global basé sur les premières grandes lignes. Cependant, ce travail n'a pu être mené à terme en raison de l'incertitude concernant la disponibilité d'une source de financement et les changements apportés au niveau des méthodologies et des budgets.

Les activités préparatoires appuyées par le projet ont été achevées avec succès dans les quatre pays de l'Afrique de l'Ouest. Au Cameroun et en Côte d'Ivoire, le travail d'établissement d'une base de sondage a été entamé. Au Ghana, le projet a apporté son assistance à l'informatisation du registre des fermiers producteurs de cacao, et au Nigéria, il a apporté son assistance dans la préparation et la conduite de l'enquête pilote sur les cacaoyères pour tester la conception et la méthodologie de l'enquête principale. Au cours du projet, d'autres priorités dans le domaine de la production de cacao sont apparues au Brésil et le Gouvernement a fait savoir qu'il n'était plus intéressé à participer au projet. De ce fait, aucune activité n'a eu lieu au Brésil, excepté la revue de la proposition de la phase principale du projet.

La documentation sur les sources existantes d'informations relatives à la capacité de production de cacao a été achevée avec succès au Cameroun, en Côte d'Ivoire et au Nigéria. Au Ghana, les ressources disponibles pour cette activité ont été utilisées pour achever le travail du registre des fermiers producteurs de cacao, qui était considéré comme l'activité prioritaire. Aucune activité n'a été réalisée au Brésil en ce qui concerne l'extension du projet.

3. RECOMMANDATIONS

Au cours du projet, la proposition pour sa phase principale a subi de nombreux changements, notamment pour rendre le projet moins coûteux et réduire le volume de financements nécessaires. Afin d'atteindre ce but, l'OIC a proposé un changement dans la méthodologie de collecte des données. Des réductions ont également été faites sur un certain nombre d'apports, selon le changement proposé dans la méthodologie, et pour réduire les coûts totaux. Il est recommandé que, lorsque le financement sera identifié pour la phase principale, la méthodologie de l'enquête sur les cacaoyères soit révisée, avant le développement d'une proposition d'un projet global.

Le projet principal consistera en deux éléments majeurs, c'est-à-dire la conduite de l'enquête sur les cacaoyères dans le but d'obtenir des données de base, et l'établissement de services de gestion des ressources en cacao pour mettre continuellement à jour, analyser et utiliser les informations. En termes de développement, ces deux composantes sont étroitement liées, en ce sens que l'enquête sur les cacaoyères fournit des données de base qui seront étudiées et développées par le service de gestion des ressources. Ce dernier fera ainsi en sorte que les informations réunies par les enquêtes restent applicables et utiles à l'analyse des développements dans le futur.

En ce qui concerne l'enquête sur les cacaoyères, il existe dans chaque pays des situations et des possibilités diverses, et le développement final d'une proposition de projet pour le projet principal devrait évaluer et tenir compte de ces conditions locales, et assurer une étroite coordination entre les deux composantes. Il est reconnu que, dans quelques pays, il serait possible d'obtenir les informations nécessaires à partir du prochain programme de recensement agricole national. Si un recensement agricole est prévu, il est recommandé que la proposition de projet cherche à faire des économies en combinant l'enquête avec le recensement agricole national.

Tous les pays impliqués dans le projet d'assistance préparatoire ont besoin d'une assistance extérieure supplémentaire pour pouvoir conduire les enquêtes sur les cacaoyères et pour mettre en place les services de gestion des ressources en cacao. Afin que ces derniers puissent fonctionner sur une base durable, un engagement très important à long terme sera demandé aux pays participants pour la fourniture d'infrastructures, de personnel, d'équipement et de fonds de roulement.

Annexe 1

LISTE DU PERSONNEL DU PROJET

Nom Fonction Date d'arrivée Date de départ

Division de la statistiques de la FAO (à temps partiel)

A.D. Marshall Fonctionnaire principal Janv. 1996 Déc. 1997

J.Q. Rijks Statisticien Janv. 1996 Déc. 1997

N. Keita Statisticien Janv. 1996 Déc. 1996

F.D. Baker Statisticien Janv. 1996 Sept. 1996

G. Coker Statisticien régional (RAF) Janv. 1996 Déc. 1997

Département de l'économie et de la statistiques OIC (à temps partiel)

J. Vingerhoets Chef Janv. 1996 Déc. 1997

A. Brewer Econométricien Janv. 1996 Déc. 1997

N. Mistry Statisticien Janv. 1996 Déc. 1997

Consultant international en statistiques agricoles

K.S. Gbeblewoo Consultant 25.7.1996 22.8.1996

25.9.1996 20.10.1996

22.1.1997 25.2.1997

Personnel national

H. Sona Ebai Directeur national du projet - Mars 1996 Déc. 1997

Cameroun

M. Acoupo Directeur national du projet - Mars 1996 Déc. 1997

Côte d'Ivoire

G.K. Onyinah Directeur national du projet - Juin 1996 Déc. 1997

Ghana

N. Balogun Directeur national du projet - Mars 1996 Déc. 1997

Nigéria

T. Ayissi Consultant - Cameroun Nov. 1996 Déc. 1996

M. Keita Consultant - Côte d'Ivoire Oct. 1996 Déc. 1996

K. Gyeke-Amoako Consultant - Ghana Août 1996 Nov. 1997

J.B. Coker Consultant - Nigéria Août 1996 Oct. 1996

J.K. Balogun Consultant - Nigéria Fév. 1997 Mars 1997

Akinwale Ojo Consultant - Nigéria Fév. 1997 Mars 1997

Annexe 2

LISTE DES PRINCIPAUX EQUIPEMENTS FOURNIS

Quantité Article Coût ($ EU)

1 système de micro-ordinateur (Cameroun) 5 000

1 système de micro-ordinateur (Côte d'Ivoire) 5 000

2 systèmes de micro-ordinateur (Ghana) 8 000

Annexe 3

LISTE DES DOCUMENTS PREPARES AU COURS DU PROJET

Project Profile, programme proposal for cocoa tree-stock surveys and information systems in the cocoa-producing countries. FAO/ICCO, July 1996. 13pp.

Report on Technical Support Mission (1) to Côte d'Ivoire, Cameroon, Nigeria and Ghana. K.S. Gbeblewoo, August 1996. 26 pp.

Report on Technical Support Mission (2) to Côte d'Ivoire, Cameroon, Nigeria and Ghana. K.S. Gbeblewoo, October 1996. 25 pp.

Working Document No. 2A - Programme proposal for cocoa tree-stock surveys and information systems in the main cocoa-producing countries - Sub-component BRAZIL. FAO/ICCO, October 1996. 15 pp.

Working Document No. 2B - Programme proposal for cocoa tree-stock surveys and information systems in the main cocoa-producing countries - Sub-component CAMEROON. FAO/ICCO, October 1996. 15 pp.

Working Document No. 2C - Programme proposal for cocoa tree-stock surveys and information systems in the main cocoa-producing countries - Sub-component CÔTE D'IVOIRE. FAO/ICCO, October 1996. 15 pp.

Working Document No. 2D - Programme proposal for cocoa tree-stock surveys and information systems in the main cocoa-producing countries - Sub-component GHANA. FAO/ICCO, October 1996. 15 pp.

Working Document No. 2E - Programme proposal for cocoa tree-stock surveys and information systems in the main cocoa-producing - Sub-component NIGERIA. FAO/ICCO, October 1996. 14 pp.

Working Document No. 2F - Programme proposal for cocoa tree-stock surveys and information systems in the main cocoa-producing countries - sub-component INTER-REGIONAL. FAO/ICCO, October 1996. 8 pp.

Rapport technique et comptable sur la Lettre d'accord, Cameroun, octobre 1996, 7 pages plus annexe.

Rapport technique sur la Lettre d'accord, Côte d'Ivoire, octobre 1996.

Rapport technique de la mission de consultation nationale, Côte d'Ivoire, décembre 1996, 56 pages plus annexe.

Final report on cocoa tree-stock pilot survey, Nigeria, January 1997. 63 pp.

Report on Technical Support Mission (3) to Côte d'Ivoire, Cameroon, Nigeria and Ghana. K.S. Gbeblewoo, February 1997. 38 pp.

Système d'information sur le cacao. T. Ayissi, Cameroun, février 1997, 22 pages.

Bibliography on cocoa data collection. Akinwale Ojo, Nigeria, March 1997. 33 pp.

Report of national consultant on the 1996 cocoa tree-stock pilot survey in Nigeria. J.B. Coker, Nigeria, March 1977. 6 pp.

The data collection activities during the last twenty years related to statistics on cocoa production capacity in Nigeria, J.K. Balogun, Nigeria, May 1997. 14 pp.

Formation of Cocoa Information Unit - Function and Organizational Structure, J.K. Balogun, Nigeria, May 1997. 10 pp.

Projet Profile, project for resource management of cocoa production in major cocoa-producing countries, incorporating base-line surveys of cocoa tree-stocks, ICCO-FAO, July 1997. 18 pp.

Report of national consultant. K. Gyeke-Amoako, Ghana, November 1997. 3 pp., plus annex of computer programs.

Revised Project Profile on the resource-management of cocoa production in major cocoa-producing countries, ICCO, November 1997.