Pays nécessitant une aide extérieure pour couvrir leurs besoins alimentaires
Les pays en situation de crise ayant besoin d’une aide extérieure pour couvrir leurs besoins alimentaires sont ceux qui devraient manquer de ressources pour traiter eux-mêmes les problèmes d’insécurité alimentaire signalés. La liste ci-dessous couvre les crises liées à un manque de disponibilités vivrières, à un accès limité à la nourriture, ou à des problèmes graves mais localisés. Le SMIAR met cette liste à jour trois fois par an (quatre fois avant 2023).
- Selon les estimations, environ 2,1 millions de personnes, soit 13 pour cent de la population analysée, se trouvaient en situation d’insécurité alimentaire aiguë entre octobre 2025 et janvier 2026, en raison des répercussions d’une série d’événements météorologiques défavorables sur la production végétale et l’élevage. La prévalence et les niveaux d’insécurité alimentaire aiguë devraient encore avoir augmenté au début de 2026, en raison de l’impact négatif sur les cultures et le bétail des pluies inférieurs à la moyenne reçues durant la saison des courtes pluies, entre octobre et décembre 2025.
- Environ 6,5 millions de personnes, soit 33 pour cent de la population analysée, seraient confrontées à une grave insécurité alimentaire aiguë entre février et mars 2026, du fait de l’impact sur la production agricole des conditions de sécheresse observées pendant la saison des pluies Deyr, entre octobre et décembre 2025. La prolongation du conflit contribue également aux niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë.
- Le conflit en cours a gravement perturbé les moyens de subsistance, paralysé les activités économiques et provoqué des déplacements massifs de population. Selon la dernière analyse du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), quelque 19,1 millions de personnes, soit 41 pour cent de la population analysée, devraient être confrontées à des niveaux d’insécurité alimentaire aiguë de phase 3 (crise) et au-delà de l’IPC entre février et mai 2026. Parmi elles, environ 4,9 millions de personnes devraient se trouver en phase 4 (urgence) de l’IPC et 146 000 en phase 5 (catastrophe). Le Comité d’examen de la famine de l’IPC a estimé que, dans un scénario plausible de pire des cas, impliquant une intensification du conflit et de nouvelles restrictions à l’accès humanitaire ainsi qu’aux mouvements de biens et de personnes, 20 zones des régions du Grand Darfour et du Grand Kordofan risquent de connaître une situation de famine entre octobre 2025 et mai 2026.
- Selon les résultats préliminaires de la dernière analyse de l’IPC, quelque 1,14 million de personnes, soit 9 pour cent de la population analysée, devraient se trouver en situation d’insécurité alimentaire aigüe (phase 3 [crise] et au-delà de l’IPC) entre janvier et mars 2026. Les principaux facteurs à l’origine de ces niveaux d’insécurité alimentaire sont les pertes de moyens de subsistance dues aux chocs climatiques et aux difficultés macroéconomiques prolongées, y compris la dépréciation de la monnaie. Par ailleurs, la faiblesse de la monnaie nationale a contribué à faire grimper les prix des denrées alimentaires importées et des carburants, ce qui a accru les coûts de production et de transport et, par conséquent, les prix des denrées de base produites localement.
- Environ 230 000 personnes, soit 20 pour cent de la population analysée, devaient être confrontées à une insécurité alimentaire aiguë (phase 3 [crise] et au-delà de l’IPC) entre juillet et décembre 2025, en raison de chocs climatiques fréquents, d’un faible pouvoir d’achat et d’une réduction significative de l’aide humanitaire liée à des coupes dans les financements.
- Bien que les dernières estimations concernant l’insécurité alimentaire aiguë remontent à 2024, l’arrivée des récoltes Meher de 2025 en septembre 2025 devrait avoir amélioré la situation globale sous l’effet d’une augmentation des disponibilités alimentaires. Toutefois, dans les zones pastorales du sud et du sud-est, la prévalence de l’insécurité alimentaire et ses niveaux se sont accrus au début de 2026, en raison de l’impact négatif des pluies inférieures à la moyenne reçues durant les saisons Deyr/Hageya de décembre 2024 à octobre 2025, qui ont détérioré l’état physique du bétail et limité la disponibilité des produits d’élevage.
- Selon les projections, un peu plus de 4 millions de personnes devraient être confrontées à une insécurité alimentaire aiguë (phase 3 [crise] et au-delà de l’IPC) entre octobre 2025 et mars 2026, contre 5,7 millions l’année précédente. Les perspectives de reprise de la production céréalière en 2026 et la stabilisation déjà observée des prix des principales denrées alimentaires de base pourraient soutenir une amélioration supplémentaire de la situation.
- Selon les estimations, près de 296 000 personnes étaient confrontées à des niveaux graves d’insécurité alimentaire aiguë entre octobre et décembre 2025. Les arrivées continues de personnes fuyant le conflit au Mali ont porté le nombre de réfugiés et de demandeurs d’asile enregistrés à environ 185 000 en janvier 2026, dont près de 90 pour cent concentrés dans la région du Hodh Ech Chargui, accentuant la pression sur les ressources limitées des communautés d’accueil. En outre, dans certaines zones agropastorales, des déficits pluviométriques ont compromis la production en 2025.
- Quelque 1,9 million de personnes se trouvaient en situation de grave insécurité alimentaire aiguë entre octobre et décembre 2025, dont environ 14 500 personnes en phase 4 (urgence) du CH. L’insécurité civile continue de perturber les moyens d’existence et a déjà provoqué, en janvier 2026, le déplacement interne de près de 460 000 personnes, tandis que l’assistance humanitaire reste limitée. Des inondations généralisées en 2025 ont touché 474 000 personnes. L’insécurité alimentaire aiguë reste préoccupante pour les 436 000 réfugiés et demandeurs d’asile accueillis dans le pays en janvier 2026.
- Quelque 27,2 millions de personnes se trouvaient en situation de grave insécurité alimentaire aiguë entre octobre et décembre 2025, dont environ 858 000 personnes en phase 4 (urgence) du CH. Les conflits et l’insécurité civile qui persistent dans les États du nord perturbent gravement les moyens d’existence et les marchés, et ont provoqué le déplacement de 3,5 millions de personnes à l’intérieur du pays. Cette situation suscite une inquiétude accrue pour les ménages isolés dans des zones inaccessibles. À l’échelle nationale, les inondations ont touché environ 403 000 personnes en 2025, et les difficultés macroéconomiques ont encore aggravé l’insécurité alimentaire aiguë.
- Selon les dernières analyses de l’IPC, publiées en novembre 2025, le nombre de personnes souffrant d’insécurité alimentaire grave (phase 3 [crise] et au-delà de l’IPC) s’élèverait à 2,3 millions (environ 35 pour cent de la population totale) entre avril et août 2026, dont plus de 400 000 personnes en phase 4 (urgence) de l’IPC. La situation reflète principalement les effets persistants du conflit et de l’insécurité civile.
- En décembre 2025, plus de 427 000 personnes étaient déplacées à l’intérieur du pays en raison de l’insécurité civile et des violences armées selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
- Selon le dernier rapport sur l’insécurité alimentaire aiguë de l’IPC, publié en novembre 2025, 26,6 millions de personnes (22 pour cent de la population analysée) devraient être confrontées à des niveaux d’insécurité alimentaire aiguë de phase 3 (crise) et au-delà de l’IPC entre janvier et juin 2026, dont 3,3 millions de personnes en phase 4 (urgence). L’escalade du conflit en cours dans plusieurs régions orientales et méridionales, ainsi que les déplacements de population et les prix élevés des denrées alimentaires de base qui en découlent, risquent d’aggraver la situation.
- En août 2025, le nombre de PDI était estimé à 5,28 millions, selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).
- Environ 7,55 millions de personnes, 53 pour cent de la population analysée, devraient être confrontées à des niveaux d’insécurité alimentaire aiguë de phase 3 (crise) ou au-delà de l’IPC au cours de la période de soudure, entre avril et juillet 2026, dont 28 000 personnes en phase 5 (catastrophe) de l’IPC. Cette situation s’explique par l’érosion des moyens de subsistance due aux inondations récurrentes, par l’aggravation de la crise économique qui provoque une flambée des prix alimentaires, ainsi que par une insécurité croissante.
- Selon la dernière analyse du Cadre Harmonisé (CH), environ 1,9 million de personnes se trouvaient en situation de grave insécurité alimentaire aiguë (phase 3 [crise] et au-delà du CH) entre octobre et décembre 2025, dont plus de 95 600 personnes se trouvaient en phase 4 (urgence) du CH. L’afflux continu de réfugiés en provenance du Soudan a accentué la pression sur les ressources limitées des communautés hôtes situées dans l’est du pays, tandis que l’insécurité alimentaire aiguë demeure préoccupante dans les zones touchées par les conflits, notamment dans la province du Lac Des conditions météorologiques défavorables, notamment des inondations, ont affecté la production agricole dans plusieurs zones en 2025, érodant davantage encore les moyens d’existence.
- Aucune donnée récente sur l’insécurité alimentaire aiguë n’est disponible. Toutefois, le pays est probablement toujours confronté à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë sévère en raison du conflit en cours, qui a perturbé les moyens de subsistance et les marchés, entraînant des pénuries de denrée de base dans certaines localités, tandis que l’aide humanitaire demeure gravement limitée. L’insécurité alimentaire aiguë demeure également préoccupante pour les populations déplacées, notamment les 43 400 réfugiés et demandeurs d’asile maliens présents dans le pays en janvier 2026, ainsi que pour les personnes touchées par les inondations localisées survenues en 2025.
- Selon la dernière analyse du CH datant d’avril 2025, environ 2,6 millions de personnes devaient se trouver en situation d’insécurité alimentaire aigüe (phase 3 [crise] et au-delà de l’IPC) entre juin et août 2025, dont plus de 300 000 en phase 4 (urgence) du CH. Cette situation résulte des répercussions du conflit qui secoue le pays, des troubles socio-politiques et de la cherté des denrées alimentaires, mais aussi des inondations qui ont provoqué des déplacements de personnes et causé des dommages et des pertes de cultures.
- Entre octobre 2025 et mars 2026, près de 259 000 personnes se trouveraient en situation d’insécurité alimentaire aiguë (phase 3 [crise] et au-delà de l’IPC), un léger recul par rapport à la même période en 2024/2025. Les perspectives favorables concernant la production agricole en 2026 laissent entrevoir une amélioration de l’offre alimentaire intérieure et une réduction des déficits alimentaires des ménages vulnérables qui dépendent de l’agriculture pour leurs moyens d’existence.
- Quelque 1,5 million de personnes se trouvaient en situation de grave insécurité alimentaire aiguë entre octobre et décembre 2025, dont environ 53 900 en phase 4 (urgence) du CH. Des infestations de ravageurs et des conditions météorologiques défavorables ont provoqué des pertes de récoltes dans plusieurs zones en 2025. En outre, 60 000 personnes ont été touchées par des inondations, qui ont détruit des habitations, perturbé les moyens de subsistance et provoqué des déplacements de populations.
- Entre octobre 2025 et mars 2026, quelque 334 000 personnes se trouveraient en situation d’insécurité alimentaire aiguë (phase 3 [crise] et au-delà de l’IPC), un chiffre en recul par rapport à la même période en 2024/2025. Les prix élevés des denrées alimentaires et les pertes de production localisées provoquées par des conditions météorologiques défavorables continuent de limiter l’accès et la disponibilité des denrées alimentaires pour les ménages touchés.
- Selon les estimations, plus de 418 000 personnes étaient en situation d’insécurité alimentaire aiguë sévère (phase 3 [crise] du CH) entre octobre et décembre 2025, en raison principalement d’événements météorologiques extrêmes, notamment des inondations et des tempêtes violentes, ainsi qu’à cause d’infestations de ravageurs et d’épidémies de maladies, qui ont entraîné des pertes de récoltes localisées.
- Entre avril 2023 et janvier 2026, plus de 514 000 réfugiés soudanais sont arrivés dans le pays. L’aide humanitaire en cours, notamment en matière d’eau, de nourriture, d’abris et de services de santé, restera essentielle pour prévenir une détérioration des conditions de sécurité alimentaire.
- Selon la dernière analyse de l’IPC, 1,8 million de personne seront confrontées à des niveaux d’insécurité alimentaire aiguë de phase 3 (crise) de l’IPC entre février et avril 2026 (à l’apogée de la saison de soudure), soit une prévalence similaire à celle de l’année précédente. Les effets des récents cyclones, des inondations et des conditions sèches persistantes dans le sud au début de 2026, où l’insécurité alimentaire aiguë demeure la plus concentrée, devraient constituer des facteurs de stress majeurs.
- Quelque 856 000 personnes se trouvaient en situation de grave insécurité alimentaire aiguë entre octobre et décembre 2025, dont environ 30 100 étaient en phase 4 (urgence) du CH. Les besoins humanitaires demeurent élevés dans les zones du nord et du centre touchées par le conflit, tandis que la violence continue de s’étendre à d’autres régions, avec des attaques contre des installations industrielles et des convois de camions-citernes de carburant qui perturbent les activités économiques et limitent l’acheminement de l’assistance humanitaire. Des inquiétudes subsistent quant à la sécurité alimentaire des populations déplacées, notamment environ 415 000 PDI et plus de 182 000 réfugiés et demandeurs d’asile, ainsi que des personnes touchées par des inondations localisées en 2025.
- Selon les estimations, 2,7 millions de personnes devraient être confrontées à une insécurité alimentaire aiguë (phase 3 [crise] et au-delà de l’IPC) entre octobre 2025 et mars 2026, dont 170 000 personnes en phase 4 (urgence) de l’IPC. La plus grande part de cette population se trouve dans les provinces du nord, en particulier Cabo Delgado, où le conflit continue de perturber les moyens d’existence. Les graves inondations qui ont frappé le sud et certaines régions centrales au début de l’année 2026 ont exacerbé les besoins humanitaires immédiats. Dans les zones où les pertes agricoles sont massives, cette situation pourrait encore aggraver l’insécurité alimentaire aiguë au cours de l’année.
- Le nombre de personnes confrontées à une insécurité alimentaire aiguë (phase 3 [crise] et au-delà de l’IPC) a chuté et s’est établi à 611 900 en 2025/2026, soit la moitié du niveau enregistré en 2024/2025. Cette amélioration est principalement due à un rebond de la production agricole. Celle-ci devrait rester supérieure à la moyenne en 2026, ce qui laisse entrevoir une nouvelle amélioration de la situation cette année.
- Selon la dernière analyse de l’IPC menée dans les camps de réfugiés, quelque 712 000 personnes (37 pour cent de la population analysée) se trouvaient en situation d’insécurité alimentaire aiguë (phase 3 [crise] et au-delà de l’IPC) entre août 2025 et février 2026. Ces conditions reflètent un accès limité aux terres cultivables et aux intrants agricoles, des déficits de financement qui ont entraîné une réduction de l’aide humanitaire, ainsi que des sources de revenus restreintes, qui limitent l’accès économique à l’alimentation.
- Selon la dernière analyse de l’IPC, menée dans 16 districts de la Tanzanie continentale, 242 000 personnes (5 pour cent de la population analysée), devaient être confrontées à une grave insécurité alimentaire aiguë entre juin et octobre 2025.
- Cette situation s’explique principalement par un repli de la production agricole en 2024, dû à des conditions météorologiques défavorables et des épidémies de ravageurs et de maladies, ainsi que par la cherté des denrées alimentaires.
- Quelque 504 000 personnes se trouvaient en situation de grave insécurité alimentaire aiguë entre octobre et décembre 2025, dont environ 13 300 personnes en phase 4 (urgence) du CH. Cette situation s’explique par une production céréalière inférieure à la moyenne en 2025, principalement due à une réduction des superficies ensemencées. En outre, des déficits pluviométriques et des inondations ont perturbé les moyens d’existence et compromis la production dans certaines zones agropastorales.
- Selon les estimations, quelque 999 000 personnes se trouvaient en situation de grave insécurité alimentaire aiguë entre octobre et décembre 2025, dont environ 65 100 étaient en phase 4 (urgence) du CH. Cette situation reflète principalement des déficits localisés de la production agricole dus aux mauvaises conditions météorologiques, notamment des inondations. Par ailleurs, malgré une baisse sensible des taux d’inflation, les prix des denrées alimentaires de base sont restés élevés à la fin de 2025. Associée à un faible pouvoir d’achat, cette situation a limité l’accès des ménages à l’alimentation.
- Sous l’effet d’une forte augmentation de la production agricole et d’une baisse des prix des aliments de base, le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire aiguë (phase 3 [crise] de l’IPC) a chuté et s’est établi à 1,7 million en 2025/2026 (octobre-mars), contre 5,8 millions en 2024/2025. Compte tenu de perspectives positives concernant la production agricole en 2026 et d’un ralentissement de la hausse des prix alimentaires, la situation pourrait encore s’améliorer cette année.
- L’inflation des prix des denrées alimentaires a considérablement ralenti depuis son pic atteint à la mi-2025. Compte tenu des prévisions d’une deuxième récolte consécutive supérieure à la moyenne en 2026, une amélioration de l’insécurité alimentaire aiguë pourrait être observée cette année.
- Selon la dernière analyse de l’IPC, environ 874 000 personnes, y compris des résidents libanais et des réfugiés, devraient connaître une situation d’insécurité alimentaire de phase 3 (crise) ou au-delà de l’IPC entre novembre 2025 et mars 2026, les dommages causés par le conflit aux infrastructures et à l’agriculture, les déplacements de population et l’aggravation de la crise économique continuant de limiter les moyens d’existence.
- Selon la dernière analyse de l’IPC, entre mi-octobre et novembre 2025, dans la bande de Gaza, environ 1,6 million de personnes se trouvaient en situation d’insécurité alimentaire de phase 3 (crise) et au-delà de l’IPC, dont plus de 500 000 étaient en phase 4 (urgence) et 104 000 en phase 5 (catastrophe). L’insécurité alimentaire aiguë devrait persister jusqu’en avril 2026, dans un contexte d’accès humanitaire restreint, de dommages aux infrastructures et aux systèmes alimentaires, ainsi que de perturbations des marchés.
- Selon l’évaluation de la sécurité alimentaire de 2025,v la sécurité alimentaire s’est améliorée dans certains gouvernorats, notamment ceux de Tartous et Damas, mais elle est restée précaire dans les zones touchées par des conflits et la sécheresse, comme Raqqa, Al-Hasakeh et As-Suwayda. La sécheresse sévère de 2025 a réduit la production agricole et compromis les moyens de subsistance, limitant ainsi les revenus des ménages et leur accès à l’alimentation.
- L’insécurité alimentaire devrait encore s’aggraver dans un contexte de conflit local persistant, de récession économique et de déficits de la production agricole, qui ont sapé les moyens de subsistance locaux. Selon la dernière analyse de l’IPC, quelque 18,1 millions de personnes devaient faire face à des niveaux d’insécurité alimentaire de phase 3 (crise) ou au-delà de l’IPC entre septembre 2025 et février 2026. Ce chiffre comprend environ 5,5 millions de personnes classées en phase 4 (urgence) de l’IPC et plus de 41 000 personnes en phase 5 (catastrophe), principalement dans les zones contrôlées par les autorités basées à Sanaa.
- Selon les estimations tirées de la dernière analyse de l’IPC, 17,4 millions de personnes, soit 40 pour cent de la population analysée, étaient confrontées à des niveaux d’insécurité alimentaire aigüe de phases 3 (crise) et 4 (urgence) de l’IPC, entre novembre 2025 et mai 2026. Cette situation s’explique par la persistance de difficultés économiques, qui se traduisent par un chômage élevé et des possibilités de subsistance restreintes. Elle est en outre aggravée par d’importantes pénuries de financement humanitaire. À la mi-décembre 2025, environ 2,8 millions d’Afghans étaient retournés dans le pays, principalement depuis le Pakistan et la République islamique d’Iran, à la suite de l’intensification des expulsions de ressortissants étrangers sans documents valides.
- Selon l’analyse de l’IPC, environ 16 millions de personnes devaient faire face à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë (phase 3 [crise] et au-delà de l’IPC) entre mai et décembre 2025, en raison principalement des répercussions des inondations et du passage du cyclone Remal (en 2024) sur les moyens de subsistance, ainsi que de difficultés macroéconomiques persistantes. Environ 1,3 million de ressortissants du Myanmar déplacés résident dans le pays, principalement dans le district de Cox’s Bazar.
- Selon le rapport Besoins humanitaires et plan de réponse de 2025, environ 8,5 millions de personnes (15 pour cent de la population) devraient faire face à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë en 2026, principalement en raison du conflit prolongé, qui continue de limiter les possibilités de subsistance et de limiter la fourniture de l’aide humanitaire, des défis macroéconomiques persistants, de la cherté des denrées alimentaires sur la marché intérieur et de l’impact persistant du puissant séisme qui a frappé les régions centrales du pays en mars 2025. Selon les derniers chiffres (janvier 2026) du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), le nombre de PDI est estimé à environ 3,7 millions, principalement dans les États de Rakhine, Chin, Kachin, Kayin et Shan.
- Selon la dernière analyse de l’IPC, environ 11 millions de personnes étaient confrontées à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë (phase 3 [crise] et au-delà de l’IPC) entre avril et juillet 2025, en raison principalement de l’impact négatif de conditions météorologiques extrêmes, de la réduction des possibilités de subsistance et de difficultés économiques. Les graves inondations survenues entre août et septembre 2025, qui ont touché au moins - 5,8 millions de personnes, ont probablement aggravé les niveaux d’insécurité alimentaire aiguë.
- L’insécurité généralisée dans les zones rurales et urbaines, les coûts de production élevés et la disponibilité limitée des intrants agricoles continuent d’entraver les activités agricoles et de fortement restreindre l’accès à l’alimentation. Selon la dernière mise à jour des projections de l’IPC, quelque 5,9 millions de personnes (53 pour cent de la population analysée) devraient être confrontées à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë entre mars et juin 2026. Ce chiffre inclut environ 2 million de personnes en phase 4 (urgence) de l’IPC. La crise migratoire a aggravé les niveaux d’insécurité alimentaire, notamment pour les 1,4 million de personnes déplacées internes et les 270 000 rapatriés de force dont l’accès à la nourriture et aux moyens de subsistance reste sévèrement limité.
- Selon le rapport Besoins humanitaires et plan de réponse de 2025 pour l’Ukraine, élaboré par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), environ 12,7 millions de personnes auraient besoin d’une aide humanitaire multisectorielle en 2025, en raison du conflit. En juin 2025, selon les estimations, environ 3,7 millions de personnes étaient déplacées à l’intérieur du pays.
Note: En raison d’informations obsolètes concernant l'insécurité alimentaire aiguë, les pays suivants ont été retirés de la liste depuis la dernière édition du rapport en mars 2025: le Congo, l’Érythrée, la République populaire démocratique de Corée et la République bolivarienne du Venezuela. Ces pays continueront de faire l'objet d'un suivi et d'évaluations, et ils pourront être réintégrés sur la base de données et d’analyses actualisées.
